Les évènements s'enchaînent en Ligue 1 et c'est ainsi déjà l'heure d'une 21ème journée qui s'intercale et se termine notamment ce mercredi. Si les organismes sortent d'une certaine torpeur, ils sont très vite sollicités en ce mois de janvier, laissant certaines équipes sur le carreau pendant que d'autres seront capables de redorer leur blason.
C'est ainsi que la dynamique est bel et bien différente depuis plusieurs semaines entre ces deux formations aux résultats opposés ces derniers temps. En effet, le promu n'y arrive plus et c'est peu de le dire, le constater semble plus aisé. S'il fût un temps où aller à la Licorne était synonyme de match piège, la réalité des faits en est autre depuis quelques semaines désormais. Sans pour autant ne jamais abdiqué, le promu a montré certaines limites, confirmées par un début 2018 pauvre en résultats.
Voilà que se présente face à lui l'une des meilleures équipes de l'élite de ces dernières semaines, un Montpellier qu'on n'attendait pas à ce niveau de la compétition.
A l'extérieur, si seulement sept buts ont été inscrits par les hommes de Der Zakarian, ils en ont encaissé dans le même temps que cinq, soit de très loin le plus petit total de l'hexagone des équipes en déplacement. C'est d'ailleurs bien dans le domaine défensif que l'accent a été mis cette saison afin que les Héraultais puissent rivaliser dans la cour des plus grands. Une situation qui, si elle ne profite surement pas au beau jeu, a le don de leur faire cumuler les bonnes sorties mathématiquement parlant, un mal pour un bien... et une force qui a encore été démontrée face à des Monégasques pourtant précis et dominateurs le week-end-dernier. Solides on vous dit !
Ainsi, fort d'une réussite de son indéniable arrièregarde , Montpellier partira si ce n'est favori de la rencontre, tout au moins en tant qu'équipe si sure de ses forces défensives, qu'elle ne pourrait être percée par un promu aux armes offensives quant à elles trop peu performantes.
Voilà un match du bas du tableau qui vaudra assurément très cher pour la suite des évènements. Jamais à leurs aises cette saison dans leur ensemble, les Angevins ne font plus peur à personne depuis quelques mois désormais. Avant-dernière équipe à domicile, les joueurs de Stéphane Moulin ne tournent plus vraiment rond au Stade Raymond-Kopa où ils ne se sont octroyés que sept petits points mais où ils ont encaissé déjà la bagatelle de dix-sept buts, seul le dernier a fait pire … c'est dire …
Troyes ne fait pour autant pas beaucoup mieux quand il voyage puisque les joueurs de l'Aube se sont couchés cinq fois de suite en fin d'année à l'extérieur où ils n'ont extirpé qu'un pauvre petit point sur les dix-huit derniers possibles, un maigre total témoignant de leurs pires difficultés à faire le jeu chez l'adversaire. Une situation qui pourrait bien se reproduire dans un match important pour les vingt-deux protagonistes, tendant naturellement à rendre cette partie insipide jusqu'au bout.
La meilleure équipe à l'extérieur face à l'une des meilleures équipes à domicile de l'élite, c'est un duel tendu et attendu qui promet au Roudourou où l'OL avait été défait en février 2017 d'ailleurs déjà. Depuis, hormis le monstre parisien, nombreuses sont les équipes à avoir laissé des plumes dans l'antre costarmoricain. Il y a donc de fortes raisons de penser que cette partie sera des plus ouvertes avec deux équipes pour le moins très joueuses cette saison.
Un match où les deux forces en présence marqueraient au moins un but serait ainsi à envisager; mais duquel l'habileté lyonnaise prendrait forcément le dessus, elle qui sera à racheter après une prestation en demi-teinte récemment face à Angers et avant de recevoir ce dimanche le PSG dans un match de gala à ne louper sous aucun prétexte.
Le changement c'est maintenant, a envie de crier haut et fort la majorité des supporters des Dogues, du moins le présume-t-il et l'espère-t-il rapidement. Certains joueurs n'ont pas caché non plus être optimistes quant à l'avenir des Lillois nantis d'un nouveau coach et d'une nouvelle mentalité. Ainsi, même si Lille sera privé pour quelques semaines de Kévin Malcuit touché à la cuisse gauche et indisponible pour plusieurs matches, les Nordistes sont sur le pont afin de faire revenir Eder, Xeka et Mothiba, la situation du club l'impose …
Mais si on entend les propos de Thiago Mendes notamment, on peut se dire que la situation n'est pas si critique que les critiques la laissent entendre. Le milieu brésilien, pisté par l'OM, reste en effet persuadé que ses coéquipiers sauront rapidement rebondir. Acheté neuf millions d'euros, l'ancien joueur de Sao Paulo FC est l'une des révélations de le première partie de la saison. Il pense que même si son équipe est la plus jeune du championnat et qu'elle commet à ce titre inévitablement de grosses erreurs, elle détient aussi assez de qualité et de talents pour rivaliser avec l'ensemble de la Ligue 1.
Désormais placé en soutien direct de l'avant-centre dans le 4/4/2 lillois, le Brésilien emmènera avec lui tout un groupe soudé, bien décidé cette fois à ne plus décevoir staff et supporters et ainsi de confirmer une petite mais si importante victoire à Caen. Rennes, qui ne s'en sort pas, pourrait dès lors en pâtir et repartir avec un handicap de buts conséquent.
Retrouvé, un mot qui caractérise bien le dernier de la classe. Metz a changé de visages et les joueurs de jambes depuis l'arrivée de Frédéric Hantz, qui a su totalement redynamiser un groupe amorphe pour le moins depuis le début de l'exercice en cours. Forts dans leurs têtes ils sont redevenus, si on en juge par le nul arraché in-extremis, aux forceps, à Dijon dans un déplacement pourtant difficile à la base. Pas toujours heureux à domicile, ils devraient sur cette lancée offrir une belle première heure de jeu au moins.
Néanmoins, les Stéphanois sont à la relance enfin à l'heure actuelle, la victoire cruciale face à Toulouse dimanche dernier l'atteste. Les Verts restent pourtant sur quatre défaites de rang à l'extérieur, une réalité qui ne leur fera prendre aucun risque en début de partie, surement dominée par ailleurs par la fougue messine. Résistance possible une mi-temps au moins.
Après un énième revers à l'extérieur (Toulouse y compte déjà huit défaites, seulement cinq points pris pour 22 buts encaissés), les joueurs de Pascal Dupraz occupent une peu glorieuse et surtout inquiétante avant-dernière place au classement à l'entame de cette semaine importante. Avant d'aller jouer la rude et solide équipe de Montpellier, Toulouse se voit offrir un Nantes lui aussi équilibré.
Si les Canaris connaissent très souvent des problèmes de finition on l'a encore aperçu face au PSG, ils restent très solidaires, physiquement au top et agréables à voir jouer avec la patte indéniable que Claudio Ranieri sait laisser sur le jeu nantais.
Toutefois, souvent vainqueur avec un but d'écart, Nantes n'aura pas toujours le loisir de vivre sur ses acquis et connait d'ailleurs quelques failles lorsqu'il se déplace comme ce fût notamment le cas lors de ses récentes défaites à Dijon ou encore à Rennes. Voilà de quoi inspirer des Toulousains à la recherche d'un succès rapide afin d'enrayer la spirale négative dans laquelle ils se trouvent. Réaction imminente escomptée.
Le PSG l'année de tous les records ? Peut-être bien. Au Parc dans tous les cas, Paris rivalise d'ingéniosité et d'imagination pour l'emporter. Il a toujours d'ailleurs cette saison inscrits au moins deux buts de plus que son adversaire lors de ses treize victoires de suite depuis début août toutes compétitions confondues, des statistiques faramineuses, ponctuées désormais à chacune de ses sorties par des individualités hors norme que tout a chacun constate inlassablement à longueur de semaines.
Presque quatre buts de moyenne lors des dix derniers matches, les supporters parisiens sont ravis et comptent bien ne pas s'arrêter en si bon chemin, les joueurs non plus, attirés chaque semaine comme des aimants sur le but adverse. C'est ainsi que l'on doit s'attendre à une avalanche de buts face à l'avant-dernière équipe à l'extérieur de Ligue 1. Si les Dijonnais seront bel et bien présents au sein de la capitale afin d'éviter de prendre une valise, ils repartiront à n'en pas douter en très petites tenues d'un Parc qui aura encore revêtu ses habits de lumière.