Bonus 100 € PMU
Bonus Bwin
Bonus Unibet

Value Bet et Sure Bet

« Value Bet » et « Sure Bet », deux termes à ne pas confondre !

S'il ne fallait retenir qu'une seule chose dans les paris sportifs, ça serait bien ce mot de « Value Bet », mot anglais et difficile à traduire littéralement. Un « Value Bet » (ou une « Value Bet ») est un pari où le parieur estime que la cote proposée par le bookmaker est supérieure à la cote objective de la rencontre, ou tout du moins à la cote que le parieur aurait donné pour la rencontre.
Pour être concret, il suffit de prendre un exemple fictif et exagéré. Supposons que demain la France rencontre le Luxembourg en football... il va de soi que les Bleus seraient largement favoris, et que la cote d'un bookmaker expérimenté serait de 1.05 voire 1.03... Si maintenant un bookmaker venait à proposer du 1.20, voire du 1.80 (tout est permis), on serait dans le cas d'une énorme « Value Bet ».

« Value Bet » : l'arme du parieur

Une « Value Bet » correspond toujours à une cote que l'on considère comme erronée, et même comme fortement erronée. Et donc la cote constitue une opportunité pour le parieur. Pourquoi ?

Un pari sportif n'est par définition jamais « sûr ». Même dans l'exemple du France-Luxembourg, des faits de jeux peuvent se produire (comme une expulsion d'un joueur Français dans le premier quart d'heure) ou encore des choses moins probables comme une épidémie qui a empêché l'équipe de dormir... Il faut donc toujours considérer la possibilité de perdre un pari, même « dit sûr ». Maintenant, si on estime que les Bleus gagneront ce match face aux Luxembourgeois 98 sur 100, on aura une cote de 1.02. Si on estime qu'ils le gagneront 90 fois sur 100, on aura une cote de de 1.10.

Si on joue tout le temps des « Value Bet », même si on perd certains paris, on sera bénéficiaire au final car les cotes jouées seront supérieures à la moyenne de nos pertes.

Le souci principal des « Value Bet » consiste justement à trouver quelle serait la cote la plus objective sur un match, sachant que ce n'est pas un exercice simple, et que les bookmakers sont censés savoir calculer cela également. Sauf sur un point... Les bookmakers intègrent dans leur cote le comportement des parieurs, qui parient souvent sur les gros favoris sans faire d'analyse plus poussée.

Il existe des approches statistiques qui permettent de déterminer les cotes objectivement, mais le souci principal de l'approche statistique est qu'il sera difficile pour un logiciel d'avoir tous les paramètres liés à la rencontre (état de forme des joueurs, blessés, météo, motivation, enjeux...). Le seul moyen de déterminer une cote « au plus juste » c'est encore « l'être humain », avec comme qualités principales, l'observation, l'objectivité et surtout l'expérience.

Prenons un exemple concret :

La cote de Lille face au Paris SG est à 1.9 contre 1.
Lille reste sur une série de 6 matches consécutifs gagnés et 20 buts marqués.
Paris SG quant à lui vient de perdre avec une équipe quasi type à Guingamp en Coupe.
Value Bet par excellence (résultat final : victoire facile de Lille 3-1 ! ).

« Sure Bet » : le mirage des parieurs

Le « Sure Bet » signifie littéralement « Pari sûr ». Et « sûr » se traduit par du 100 % ! Comment est-ce possible ? Sans rentrer dans le détail mathématique (puisque nous verrons que cela ne nous intéresse pas), il s'agit de jouer tous les résultats possibles sur un événement de manière à gagner quel que soit le résultat !
Mais en faisant cela chez un même bookmaker, on perdra forcément au final, car le bookmaker prend "une commission" lorsqu'il définit les cotes.

L'astuce est de trouver plusieurs bookmakers avec des cotes différentes, et de prendre pour chaque résultat possible, la cote la plus élevée.

Par exemple si Unibet propose 3.1 contre 1 pour le nul entre Bordeaux et Marseille, et que Winamax propose 3.4, il faudra jouer le nul chez Winamax. On fera pareil pour la victoire à domicile et à l'extérieur. Dans certains cas, on peut dégager du bénéfice "à coup sûr". Mais attention ! Cela ne sera jamais plus de 0,5 ou 1 % des mises, et encore...

Bordeaux - Marseille :
Les cotes : Unibet : 2.6 - 3.1 - 2.9 / Winamax : 2.4 - 3.4 - 2.9 / Bwin : 2.1 - 3.0 - 3.4
En misant 13 € sur Bordeaux chez Unibet, 10 € sur le N chez Winamax et 10 € sur l'OM chez Bwin, vous gagnerez dans tous les cas 34 € (mise de 33 € soit 3 % de bénéfices).

Tout se complique si on intègre le fait qu'il faut surveiller des dizaines de bookmakers pour trouver des « Sure Bet », et qu'il faut avoir un compte et surtout « du crédit » chez ces bookmakers. On peut rajouter à cela le fait qu'il faudra miser gros, puisque 1 % de bénéfice c'est 1 € pour 100 € placés... Vous allez dire « et alors, puisque c'est sûr » ? Et puis il y a toujours un risque... Certains bookmakers peuvent annuler le pari s'ils considèrent que le résultat a été mal coté... et là, vous perdez gros, c'est à dire 100 €.On peut même rajouter le risque qu'un changement de cote se produisent pendant que l'on place nos mise chez les 3 bookmakers, et là, impossible de faire machine arrière... Ensuite, il devient de plus en plus rare de trouver des « Sure Bet » chez les bookmakers reconnus, puisque ceux-ci ont à peu près les mêmes cotations... Parfois, les « Sure Bet » sont provoqués par des Bookmakers qui cherchent uniquement à attirer de nouveaux inscrits, sachant qu'il faudra forcément créditer chez eux pour « jouer le Sure Bet »... sans aucune garantie de revoir son argent.

Il y a encore d'autres inconvénients potentiels, comme les frais de transfert d'argent chez les bookmakers qui vont directement jouer sur le bénéfice escompté... le fait qu'il faudra recréditer chez tous les bookmakers où les mises ont été perdues (puisque dans un « Sure Bet », il faut réagir vite avant que le bookmaker n'ajuste sa cote...).

Si avec tout cela vous voulez encore chercher des « Sure Bet », c'est que vous avez du temps à perdre (et de l'argent également). Dernier point... beaucoup de sites de conseils en paris sportifs mettent en avant les Sure Bet, car pour eux c'est un moyen de générer facilement des inscriptions chez plusieurs bookmakers en même temps... et d'être donc mieux rémunéré.

De plus, depuis l'ouverture du marché en Juin 2010, il y a moins de bookmakers accessibles en France, et surtout, la marge du bookmaker (qui inclut celle de l'état) rend impossible la présence de Surebet... C'est vraiment la fin des Surebet !

Le Sure Bet est donc une des plus grosses farces qui existe en matière de paris sportifs, l'antithèse du Value Bet qui lui est "le coeur même du jeu" !