Au sud, Marseille et Monaco essayeront de rebondir rapidement.

Dans les Hauts-de-France, le 'Nordico' attirera tous les regards dimanche soir.

Dans les Hauts-de-France, le 'Nordico' attirera tous les regards dimanche soir.

Après une pause internationale et avant une accumulation de matches européens, Ligue 1 et Ligue 2 reprennent leurs droits ce week-end. Dans l’Est, le promu nordiste Dunkerque se déplace sur le terrain de l’ASNL avec de légitimes ambitions de ne pas y revenir bredouille. Les Picards en perdition serait bien inspirés à Amiens de renouer enfin avec le succès face à un GF38 solide pourtant. L’OM connait une belle réussite au Vélodrome face aux Girondins qu’il compte bien poursuivre en ce mois d’octobre. A la Meinau, les Gones espèrent bien démarrer enfin leur saison, eux qui n’ont à leur actif qu’un seul succès depuis le début des hostilités hexagonales. Sur le Rocher, l’AS Monaco demeure sur deux succès à faire fructifier après un déplacement perdu par mégarde à Brest. Enfin, après cinq ans au purgatoire, les supporters du nord de la France vont se retrouver (devant la télévision) pour un 111ème Nordico entre Lille et Lens attendu par toute une Région et chaud comme une frite croustillante sur une braise !

Nancy - Dunkerque

Parier3,10Match nul

Voilà un gros combat assurément qui attend les joueurs présents dans l’antre de Marcel Picot entre Nancy et Dunkerque, respectivement seizième et septième avec cinq et dix points et à même de repartir dans leurs valises avec un nul que l’ASNL connait bien.

Et pour cause, l’an passé, après une saison arrêtée à 28 rencontres, les hommes de l’Est avaient cumulé la bagatelle de seize résultats nuls ni plus ni moins et partaient pour battre tous les records. Mais la crise sanitaire est passée par là. Depuis, Nancy souffle le chaud et le froid. Alors qu’il était en lice pour être racheté par City Group, qui a préféré le voisin troyen, l’ASNL n’a donc pas trouvé d’investisseurs voulant poser ses valises chez un club qui a connu ses heures de gloire en 2007 avec un 1/16ème de finale de Coupe de l’UEFA ou encore en 2008 avec une quatrième place de Ligue 1, ni plus ni moins.

Mais c’était avant, bien avant. Depuis, les rives de la Meurthe restent désormais mortes plaines et le Centre de Formation coûte un bras, ce qui a valu au club une rétrogradation à titre conservatoire en National, couperet évité finalement de justesse. Inévitablement, toutes ses secousses se ressentent sur le terrain et comme le groupe n’a pratiquement pas changé depuis l’an dernier et que l’absence cruelle d’un numéro neuf se fait toujours sentir, Nancy stagne, voilà pourquoi le promu dunkerquois peut entr’autre en tirer un certain profit.

Après avoir accusé le coup d’un bon début de saison et avec deux défaites fin septembre, les Nordistes se sont bien repris en s’imposant face à Guingamp lors de leur dernière sortie au cours d’un duel extrêmement serré au sein duquel ils ont su tirer leur épingle du jeu à l’heure de jeu. En proie à quelques pépins physiques, Dunkerque pourrait se passer des services de Huysman, Rocheteau et Boudoud alors que Kerrouche sera quant à lui suspendu pour l’occasion. Mais les Nordistes ont des ressources qu’on ne soupçonnait pas en ce début de saison et c’est avec des convictions qu’ils se rendent dans l’Est avec la ferme intention d’y prendre un bon point, largement accessible.

Les compositions probables :

Nancy : Sourzac, Karamoko, Coulibaly, El-Kaoutari, Fisher, Akichi, Haag, Biron, Bassi, Bertrand, Barka

Dunkerque : Maraval, Thiam, Cissé, Ba, Sy, Bruneel, Goteni, Pierre, Ketkeophomphone, Tchokounté, Kebbal

Amiens - Grenoble

Parier2,30Amiens gagne

Il serait de bon ton du côté des Picards de savoir renouer avec la victoire au cours de cette septième journée de Ligue 2 après pléthore de matches décevants et ce même si recevoir un Grenoble, deuxième avec 12 points, qui compte sept unités d’avance sur leurs adversaires du jour déjà, ne sera pas une mince affaire.

Rien n’est encore acté, mais fortement pressenti pour succéder à Luka Elsner, évincé fin septembre, comme entraîneur, le coach adjoint Oswald Tanchot s'accorde encore un week-end de réflexion. Pour l’heure après un amical 1-1 face à Chambly, sur un terrain accolé à la Licorne, l’intérim est toujours assuré par ses soins néanmoins, épaulé par Romain Poyet après des résultats décevants depuis le début de la saison.

Pour ne rien arranger, le défenseur Molla Wagué, testé positif à la Covid-19 avec sa sélection malienne, pourrait manquer la réception d’un GF389 pour le moment au sommet de son art, de même que Gouano encore blessé et Papeau suspendu quant à lui. Alors que Grenoble comptera sur Monfray de retour de suspension pour le porter encore plus haut même si Demba et Michel resteront aux soins, ce duel peut annoncer le commencement de la saison pour Amiens et son staff, qui ne compteront pas sur un effet électrochoc pour réveiller son groupe mais sur une prise de conscience générale au niveau du club au sein duquel la situation pourrait être grave en cas d’échec. En avant toute !

Les compositions probables :

Amiens : Gurtner, Alphonse, Opoku, Wague (incertain Covid), Lewis, Timité, Gomis, Blin, Mendoza, Odey, Konaté

Grenoble : Maubleu, Gaspar, Nestor, Straalman, Abdallah, Cissé, Pickel, Diallo, Ravet, Semedo, Anani

Marseille - Bordeaux

Parier3,20Marseille gagne sans rien encaisser

Ces deux formations se cherchent encore, engluées qu’elles sont après six journées de Ligue 1, au milieu du classement avec neuf points. Solides en défense avec deux buts encaissés seulement (à Lens), les Bordelais et leurs lacunes récurrentes parfois pourraient sombrer au Vélodrome où ils sont connus pour ne pas y réussir.

D’ailleurs, les Gigis ne s’y sont plus imposés depuis mai 1998 ni plus ni moins, y cumulant depuis cette date onze défaites et sept résultats nuls, ce n’est pas anodin. Toutefois, les Bordelais arriveront en confiance dans la cité Phocéenne, nantis d’un 3-0 logique face à Dijon. C’est Rémi Oudin, en marquant rapidement sur coup franc, qui lançait le club aquitain vers un premier succès à domicile enfin. Arrivé en janvier du club champenois, l’attaquant girondin milieu offensif n’a marqué que deux fois cette saison et ce but peut lancer la sienne à n’en pas douter. Cette fois, il est vrai que l’adversaire sera bien plus huppé et un peu plus en confiance avec trois nuls de suite.

Il serait ainsi de bon ton pour les Marseillais de renouer enfin avec le succès, c’est plausible même si le dernier Olympico a révélé encore certaines carences. A Lyon, Marseille n’a passé qu’une seule fois le milieu de terrain, vite réduit à dix qu’il fut et terriblement dominé par un OL incroyablement maladroit (cinq matches sans succès désormais). Ambitieux, les deux Olympiens l’étaient pourtant avant la rencontre. Si l’OL a passé cette soirée dans le camp de l’OM, frappant à 24 reprises sur le but de Steeve Mandanda, les Gones loupèrent les cages marseillaises le plus souvent. Les Marseillais quant à eux révisaient leur plan de jeu après que le Réunionnais Dimitri Payet ne fut expulsé suite à son but au bout de vingt minutes de jeu.

Dès lors, après ce 1-1 peu élogieux, il ne faut pas prendre au pied de la lettre cette performance en demi-teinte des Phocéens qui ne parvenaient jamais, même à onze contre onze, à inquiéter leurs adversaires, battus sur chaque duel qu’ils furent. Bref en un mot comme en cent, une soirée à oublier qualitativement parlant. Mais l’OM eut le mérite d’être solidaire, ne baissant jamais les bras, démontrant une force mentale et d’équipe incontestable. Cet état d’esprit bel et bien retrouvé pourrait faire la différence dans un match face aux Girondins où cette fois les rôles pourraient s’inverser, les Bordelais venant pour défendre becs et ongles un nul qu’ils auront au premier coup de sifflet du corps arbitral. Une victoire sans but encaissé par un Mandanda souvent inspiré a donc de fortes chances d’émaner de ce duel du samedi soir peu enflammé.

Les compositions probables :

Marseille : Mandanda, Caleta-Car, Gonzalez, Sakai, Sanson, Kamara, Rongiier, Radonjic, Benedetto, Thauvin
Absent : Payet (suspendu)

Bordeaux : Costil, Koscielny, Pablo, Benito, Basic, Otavio, Ui-Jo, de Preville, Oudin, Maja
Absents : Kalu et Mexer (blessés)

Strasbourg - Lyon

Parier4,20Lyon gagne et les deux équipes marquent

Voilà désormais cinq matches que Lyon n’a pas réussi à engranger trois points en une seule fois, un mal récurrent dont il doit savoir se passer désormais dans l’Est où la saison des hommes de Rudi Garcia, désormais soulagé de la fin du mercato, peut réellement démarrer.

Dans le duel toujours attendu face à Marseille, on ne peut pas dire que les Gones n’ont pas mis leur c½ur à l’ouvrage en tirant sans cesse sur le but phocéen, sans toutefois ni savoir être dangereux, ni savoir cadrer tout simplement. Dans ces conditions, et avec un transparent Memphis Depay, Lyon faisait ce qu’il pouvait, c’est-à-dire dominer en tirant beaucoup mais en marquant trop peu de buts. Il faut en effet 17 tirs en moyenne depuis le début de la saison à l’OL pour trouver le chemin des filets adverses. En titularisant Tino Kadewere, Cornet et Toko Ekambi et en laissant Dembelé et Depay sur le banc, Rudi Garcia espérait bien plus de justesse de la part de son attaque. Mais le dernier geste faisait défaut jusqu’au bout et finalement ce ne sont que trois tirs cadrés qui furent comptabilisés ce soir-là, bien trop peu pour inquiéter n’importe quel gardien de l’élite.

La chance pour l’OL est de se rendre dans l’Est où le RCS va très mal finalement avec cinq défaites déjà au compteur (Lille, Monaco, St Etienne, Nice, Lorient) et un succès étriqué face à Dijon. A ce stade de la compétition, c’est son total de revers le plus élevé et Strasbourg doit s’en méfier grandement. Les matches se suivent et certains joueurs continuent de ne pas être à la hauteur dans le 4-4-2 instauré par le technicien strasbourgeois à l’instar de Bellegarde par exemple, sans influence sur le jeu offensif de son équipe ou encore Kamara, trop peu inspiré dans les cages où il fut il est vrai souvent sollicité lors de sa dernière apparition.

Dépités, les joueurs de l’Est ne pensaient jamais vivre un début de saison si complexe, le RCS n’ayant jamais compté si peu de points après six matches depuis sa remontée en 2017 en L1. Ce qui est inquiétant avec ces équipes en méforme, c’est que s’il ne leur manque jamais grand-chose, il leur manque toujours ce petit quelque chose pour s’en sortir ; encore une fois, cette maxime pourrait bien s’appliquer à la Meinau en recevant un Lyon qui commencera enfin sa saison.

Les compositions probables :

Strasbourg : Kamara, Caci, Djiku, Simakan, Lala, Sissoko, Aholou, Bellegarde, Thomasson, Ajorque, Diallo
Absents : Sels, Mothiba, Waris (blessés)

Lyon : Lopes, Dubois, Marcelo, Denayer, Bard, Caqueret, Mendes, Aouar, Cornet, Dembele, Depay
Absent : Guimaraes (suspendu)

Monaco - Montpellier

Parier2,65Monaco gagne et plus de 2.5 buts dans le match

Monaco a encore des problèmes malgré une palette offensive élargie cette saison, il domine la plupart du temps mais ne concrétise pas si souvent que la qualité de son effectif pourrait le faire. Dès lors, face à Montpellier, une vive réaction est désormais attendue dans un match ouvert à souhait.

Car en Bretagne, les hommes de Niko Kovac ont dominé, outrageusement, avec plus de 70% de possession du ballon et plus de vingt tirs sur le but adverse, parvenant souvent à venir à hauteur de la surface de réparation où ils sont restés là, sans idées créatrices afin de passer le dernier rideau breton. L’ASM n’a pas encore trouvé le compromis et son équilibre entre marquer et ne pas encaisser de buts, même si dans le jeu, il y a du mieux, il manque cette volonté ultime de mettre le ballon dans le filet sans trop en faire. Malgré une deuxième vague d’attaquants, parfois rien n’y fait, l’imprécision demeure.

Il n’en faudrait pas beaucoup plus pour retrouver Monaco mieux placé au classement donc, car quand sa jeunesse sera capable de se mobiliser et d’être efficace tout un match durant, ils seront peu nombreux à savoir résister à la fougue monégasque, pour cela il faut savoir bien démarrer une rencontre et bien la terminer. A apprendre encore ! Montpellier sera en ce sens un rude adversaire à savoir contrer.


Le MHSC reste solide mais sur un revers dans le derby face à Nîmes, deux villes distantes de quarante kilomètres. Les Crocos étaient le club phare dans les années 1950 et 1970 avant de décliner doucement et laisser la place à Montpellier qui émergeait en même temps que la présidence de Louis Nicollin. Nîmes s’est donc imposé pour la première fois de son histoire chez son rival en championnat. Montpellier, malgré les influences constantes de Téji Savanier qui n’ pas eu son rendement habituel, n’a pas su concrétiser. Après un nul 2-2 face à Dijon, le dernier de la classe, c’est peut-être un autre signe que la belle vie du MHSC est désormais terminée, pour un temps au moins, le temps de se rendre sur le Rocher pour y glisser néanmoins. Aie Aie Aie !

Les compositions probables :

Monaco : Lecomte, Ballo-Toure, Mukinayi, Matsima, Aguilar, Tchouameni, Fabregas, Fofana, Jovetic, Ben Yedder, Volland
Absents : Disasi (suspendu), Golovin (blessé)

Montpellier : Omlin, Mendes, Hilton, Congré, Souquet, Ferri, le Tallec, Ristic, Savanier, Laborde, Delort

Lille - Lens

Parier3,60Match nul

Voilà après le St-Etienne / Lyon, l’un des derbies les plus chaud de l’Hexagone. Après cinq ans de disette, les supporters des Hauts de France ne sont pourtant pas gâtés car la jauge pour ce match fixée à 1 000 personnes, est passée à 0 (huis clos) pour ce 111ème derby, après les déclarations du Président de la République et des nouvelles règles sanitaires applicables dans la capitale des Flandres. Dès lors, jouer à l’extérieur pour les Artésiens ne signifiera pas grand-chose dans ce beau « Nordico » et leur volonté depuis le début de la saison peut leur permettre de résister à l’ogre lillois.

En effet, qui l’eut cru mais c’est bel et bien le 2ème qui reçoit le 3ème pour ce duel toujours attendu, étonnant pour Lens et beaucoup moins pour Lille, bien présent au rendez-vous en ce début d’exercice. Les Artésiens peuvent croire en leur bonne étoile pour plusieurs raisons. Ils ont trouvé une âme. Auteur d’un début de Championnat prometteur, Lens fait partie de cette équipe surprise dont on se délecte souvent chaque année à cette époque. Angers avait pris cette place l’an passé, Dijon il y a deux ans, Metz en 2016 etc etc …. Les exemples sont légion et bonne nouvelle pour les Sang et Or de tous ceux-là (et plus encore) seul Reims en 2016 est descendu.

Avec un recrutement qui n’a pas fait de bruit mais réussi pour le moins, le RCL a très tôt commencé à chiner. Le coach Haise a eu du temps pour étudier et donner les profils souhaités, changeant la moitié de son équipe par rapport à la saison précédente, trouvant des nouvelles têtes qui se sont très bien adaptées comme surtout Gaël Kakuta (29 ans) redevenu cet espoir d’antan et Ganago, intenable depuis août. Malgré la crise sanitaire, et le manque de supporters (5 000) dans son antre, les Lensois se sont mis au diapason et les valeurs se nivelant, n’ont pas à rougir de la comparaison avec l’ensemble de la Ligue 1.

C’est de bon augure avant d’effectuer la trentaine de kilomètres qui les séparent du stade Pierre Mauroy du LOSC. Comme l’ambiance est excellente, comme Coach Haise fait l’unanimité, et comme tout le staff suit et qu’il est en accord avec les principes de la présidence, Lens se déplace en tant que conquérant chez le voisin affamé lillois.

Car Lille est bel et bien l’ogre attendu en ce moment, lui qui est invaincu avec seulement deux buts encaissés cette saison et qui cumule désormais 60% de clean sheet en Ligue 1 en 2020 (9 matches sur 15), soit le meilleur pourcentage dans les cinq plus grands championnats européens sur cette période. Le club nordiste est d’ailleurs le seul dans l’Hexagone à n’avoir encaissé aucun but dans le jeu, les dés sont jetés, le combat peut commencer. Mature désormais, faisant totale confiance à Christophe Galtier qui sait où il veut emmener son équipe, Lille dispose aussi d’une belle palette de couleurs à son avant-garde, sans pour autant que sa doublette Yilmaz et David ne soit encore à 100% de ses moyens, c’est dire la marge de progression que le LOSC détient encore.

Pour autant, les deux équipes détiennent deux collectifs au top ces dernières semaines, bien organisés derrière et bataillant d’un bout à l’autre d’une rencontre, une rencontre cette fois qui pourrait se jouer au milieu du terrain où l’arène rassemblerait la majorité des protagonistes présents, laissant la fin de la partie dans le même état qu’au premier coup de sifflet de l’arbitre, et des supporters sur leur faim, mais heureux au final, rassasié d’avoir vu à la télévision leur derby aussi convoité qu’(at)tendu.

Les compositions probables :

Lille : Maignan, Bradaric, Botman, Fonte, Celik, Bamba, Sanches, André, Araujo, David, Yilmaz

Lens : Leca, Gradit, Bade, Fortes, Clauss, Cahuzac, Doucoure, Haidara, Kakuta, Banza, Sotoca
Absents : Medina (suspendu), Traore, Sylla, Michelin, Ganago (blessés)