Huitièmes de finale retour de Ligue des Champions et l'Europa League des Français

L'OL et l'OM bien placés, confirmeront-ils ? Tout comme le Bayern et Manchester en Ligue des Champions ? Quid de la Roma ?

L'OL et l'OM bien placés, confirmeront-ils ? Tout comme le Bayern et Manchester en Ligue des Champions ? Quid de la Roma ?

Il en sera terminé des huitièmes de finale au niveau européen cette semaine. Les trois ultimes affiches du Ligue des Champions peuvent paraître déséquilibrées mais elles vaudront assurément le détour alors que nos deux clubs français encore en lice en Europa League, et après un match aller maîtrisé, sont incontestablement bien placés pour atteindre les quarts de finale de cette compétition très relevée.

AS Rome - Shakhtar Donestk

Parier2,40Rome gagne par deux buts d’avance ou plus

L’équation est assez simple, en concédant une défaite en Ukraine mais en marquant ce but si important à l’extérieur, les Romains doivent gagner pour apprécier les quarts de finale de la coupe aux grandes oreilles. Ils peuvent y mettre même la forme en laissant choir l’expérience de leur cotés et ainsi faire passer la formule du handicap en Italie.

Certes, Donetsk a montré à l’aller un visage digne de ce nom à ce stade de la compétition, laissant croire qu’il serait bien mieux qu’un faire-valoir et que sa candidature sera à prendre très au sérieux. Lors d’une soirée en forme de Showktior pour Donetsk et par un moins sept degrés totalement ukrainien, la ville de Karkhiv se réchauffait au gré des assauts répétés de ses protégés. Avec une appétence régulière pour le jeu offensif prôné par Paulo Fonseca, ils confirmaient ainsi face aux Romains leurs trois victoires acquises au stade du Metalist dans la phase des groupes face à Naples, Feyenoord et Manchester City, excusez du peu …

Et les Italiens dans tout cela … En rentrant aux vestiaires à la pause avec un but d’avance, on pouvait penser que le plus dur était fait, mais c’était sans compter sur un rythme de plus en plus élevé en seconde période mis par Donestk. Néanmoins, cette première période a de quoi être optimiste pour la suite des évènements. Globalement dominée par les Italiens, elle a vu Dzeko mal négocier deux superbes occasions qui auraient mis un terme aux ambitions adverses. Un score de 2/1 habituel à l’aller qui laisse autant de chance de passer que de se faire éliminer. Néanmoins, à l’expérience, l’AS Rome devrait parvenir à ouvrir le score et cette fois le tenir, voire surtout l’aggraver à la vue des largesses défensives dont devrait faire preuve des Ukrainiens parfois un peu trop portés vers l’avant.

Manchester Utd - FC Séville

Parier2,30Manchester gagne sans rien encaisser

Vingt-et-un matches européens de suite sans aucune défaite à Old Trafford, voilà les Mancuniens totalement transcendés dans cet antre mythiqus où ils restent d’ailleurs sur un retentissant succès face à Liverpool le week-end dernier. En Espagne, José Mourinho avait lancé un signe fort en maintenant Paul Pogba sur le banc pour débuter. Bien lui en a pris, l’international français fût l’un des seuls à s’extirper du marasme anglais après son entrée au bout de vingt minutes de jeu. Il délivrait même soixante minutes d’une prestation très haut de gamme en guise de réponse.

Dominés par une attaque andalouse aux multiples occasions dangereuses mais au final peu réaliste, les Mancuniens étaient préparés et installés pour ce système. Les voici dans une position si ce n’est confortable, tout au moins favorable avant ce match retour où ils disposent de 65% de chance d’accéder au cran supérieur après ce score vierge. Si on s’en tient à leur incroyable réussite cette saison sur leur terrain où seuls les Citizens sont parvenus à repartir vainqueurs (1-2 en décembre) et où MU compte désormais dix-sept victoires deux nuls et une défaite lors de leurs vingt dernières apparitions toutes compétitions confondues, il n’est réellement pas évident de voir les Sévillans repartir vivants d’une pelouse anglaise mystique.

Besiktas - Bayern Munich

Parier4,60Match nul à la mi-temps puis le Bayern Munich gagne

S’il y a bien une équipe sur le vieux continent qui ne lâche jamais le morceau, c’est bel et bien le Bayern Munich. Véritable bêtes à victoires, les Bavarois n’ont de cesse de se porter vers l’avant et de cumuler les succès et agréables sorties. La défense suit le mouvement et n’a encaissé que deux petits buts lors des huit derniers matchs des Munichois au cours desquels l’attaque a inscrit la bagatelle de vingt-six buts tout de même, dont cinq face à Besiktas ...

Difficile dans ce cas de figure d’aborder pour les Turcs ce match retour d’une façon sereine. Si l’ambiance sera bien sûr en leur faveur, elle devrait ne pas effrayer l’expérience allemande ; quant à l’invincibilité qui perdure pour les Stambouliotes à domicile depuis début août, elle pourrait effectivement leur permettre d’offrir une opposition suffisante pour résister la première mi-temps au moins. En seconde période, après que le Bayern n’ait pas eu à puiser dans ses réserves outre-mesure, la qualité de jeu et de construction devraient permettre aux partenaires de jeu de Arjen Robben d’avoir la main mise définitive sur ce duel, en tant que favoris à l’entrée dans le dernier carré de cette compétition qui tire toujours les Bavarois vers le haut.

Lyon - CSKA Moscou

Parier2,65Lyon s’impose par deux buts d’écart au moins

Avec l’OL aux deux visages, c’est le plus beau faciès rhodanien auquel il faut s’attendre. Car si en championnat la motivation est plus difficile à trouver et les résultats peinent à s’enchaîner, au niveau européen, il va s’en dire que la finale de l’Europa League programmée en mai à Lyon doit jouer dans le subconscient des joueurs d’un Président Aulas qui ne cesse de leur marteler cet état de fait. Et il faut dire que cela réussit plutôt bien aux hommes de Génésio comme il a été possible de le remarquer encore à Moscou la semaine passée.

Alors que nombre d’observateurs s’accordaient à dire que ce déplacement dans la froideur russe était un match piège par excellence et privés de Fékir toujours blessé, les Lyonnais ont relevé le défi en s’imposant 1/0, un score qui leur laisse 88% de chance statistiquement de rejoindre les huit dernières équipes en avril prochain.

Optimiste on peut l’être du côté de l’OL donc après avoir bien négocié un match aller joué dans des conditions délicates. En mettant assez d’ingrédients positifs dans sa prestation jeudi dernier, les Lyonnais se sont facilités la tâche en arrachant un succès mérité au cours duquel ils ont tiré au but à treize reprises contre onze pour leurs adversaires. Mieux, ils auraient pu (du ?) tuer la rencontre avec moult actions non concrétisées à plusieurs reprises dans les dix dernières minutes de jeu, laissant ainsi l’entraineur rhônalpin sur sa fin. La discipline tactique et le volume des courses furent ainsi suffisants afin de venir à bout d’un Moscou peu réaliste quant à lui face à la cage bien gardée par Lopes. Une situation qui devrait perdurer ce jeudi encore, laissant la place à un match ouvert mais à l’avantage d’un OL appliqué, solide et efficace face au but.

AthleticoBilbao - Marseille

Parier2,30Bilbao gagne

Jouer à San Mamés est souvent un périple que le commun des mortels aimerait faire et que tous joueurs doivent de pratiquer au moins une fois dans leur vie de footballeurs. L’antre de Bilbao a même un surnom « la Cathédrale » mais celle-ci a fermé en 2013 et c’est désormais San Mamés Barria qui fait office avec ses 53 000 nouveaux sièges de maison pour des Rojiblancos y détenant des références de choix déjà.

C’est ainsi que les Basques y ont battu Séville cette saison et tenu en échec le Real de Madrid fin 2017 entre autres belles performances au sein desquelles les courtes défaites face au Barça et à l’Atletico de Madrid ne dépareillent pas loin s’en faut. Néanmoins, ultra-dominés au Vélodrome, les Espagnols devront montrer assurément d’autres velléités offensives s’ils veulent remonter leur handicap de deux buts.

Terrorisés sur chaque incursion marseillaise, ils auraient pu avoir une addition bien plus salée encore si le vice (ou l’expérience au choix) phocéenne avait été présent bien plus souvent encore notamment de la part d’un Germain volontaire mais imparfait.

Malheureusement pour les Marseillais, Bilbao sera motivé à l’extrême en se basant notamment sur un certain soir européen de C3 en 2008 où, après avoir dominé outrageusement le Zenit déjà 3/1, l’OM s’inclinait en Russie 2/0 … Sans aller jusque-là, un OM usé des joutes de 2018 mais qui s'en sort physiquement très bien, pourrait trouver le temps un peu long et craquer sous la pression ibérique, sans qu’elle parvienne néanmoins à éliminer des joueurs d’un OM puissant et efficace depuis de nombreuses semaines désormais.