La France accueille l'Islande jeudi alors que la Ligue des Nations poursuit son chemin.

Les quatre premiers de la coupe du Monde 2018 seront en lice à partir de jeudi.

Les quatre premiers de la coupe du Monde 2018 seront en lice à partir de jeudi.

Traditionnel rendez-vous quasi mensuel désormais, la trêve internationale va occuper les esprits une semaine durant. Pour les Bleus, l’amical disputé au Roudourou face à l’Islande aura pour but premier de préparer un duel d’une toute autre intensité, à savoir la réception de l’ogre allemand au sein d’un combat qui s’annonce particulièrement prometteur. Dans le même temps, les Portugais iront défier la Pologne et la Suisse se rendra chez l'homologue belge. Enfin, deux grosses affiches sont annoncées ce week-end puisque Croates et Anglais vont se retrouver après s’être affrontés en demi-finale de coupe du Monde. Enfin, la Mannschafft ira défier des Hollandais toujours en reconstruction. Sensation.

Pologne - Portugal

Parier2,45Portugal ou nul et moins de 2.5 buts dans le match

Lors du premier match de cette Ligue des Nations A du groupe 3, la Pologne de Lewandowski a résisté aux Italiens de Mario Balotelli. Un premier nul mérité pour le fraîchement nommé sélectionneur de l'équipe de Pologne dans le courant du mois de juillet, Jerzy Brzeczek (47 ans – entraineur du Wisla Plock). Désigné par Boniek qui voulait quelqu’un ayant la culture de la Serie A sans le trouver et qui s’est retourné sur un coach maitrisant parfaitement l’Ekstraklasa, il n’a pas tardé à faire l’unanimité.

Peu connu en tant qu’entraineur, Jerzy Brzeczek l’était à l’époque où il portait le maillot de la sélection à 42 reprises entre 1987 et 2009, avec une médaille d’argent aux JO de Barcelone en 1992, alors au sommet de sa carrière. Ce meneur de jeu évoluait à un poste où il pense que Piotr Zielinski (Naples) est la future star polonaise. Avec de grandes raisons d’y croire certainement. Nanti d’une forte relation avec ses joueurs, ceux-ci sont à l’écoute et le nul arraché face à l’Italie, après un mondial décevant, laisse à penser que les Aigles Blancs seront à suivre désormais, avec en point de mire une qualification à l‘Euro 2020. Rapidement dangereux face à la Squadra Azzura, les Polonais se heurtaient au portier italien Donnarumma très en verve. Il faut dire que Robert Lewandowski aurait pu mettre les siens à l’abri en milieu de rencontre, lui qui ratait une autre balle de but en fin de partie, peu inspiré qu'il était.

En reconstruction après son été maussade et son élimination au premier tour, la Pologne fut ensuite accrochée par les Irlandais, sans encore démériter, avec notamment Kamil Glik titulaire en défense centrale. Il faut croire que face à un Portugal diminué, les Bialo-cwerwoni seront solides une nouvelle fois.

Car du côté de la Seleçao das Quinias, l’attaquant Gonçalo Guedes a dû déclarer forfait pour les déplacements de cette semaine en Pologne puis en Écosse. Les champions d'Europe en titre étaient déjà privés de leur capitaine Cristiano Ronaldo, et pour toute le restant de l’année 2018; le quintuple Ballon d'or faisant aussi l’objet d’une accusation de viol, formellement démenti par l’intéressé. Dès lors, on pouvait compter sur Gonçalo Guedes pour le suppléer, mais il n’en fut rien, l'ailier de 21 ans passé par le Paris Saint-Germain a été remplacé dans l'effectif lusitanien par Rafa, attaquant du Benfica.

On pourrait donc croire que la Seleçao est affaiblie mais face à l’Italie, elle a montré toutefois qu’elle pouvait pallier à ce genre d’absences préjudiciables notamment face à un adversaire aussi friable que la Squadra Azzura, ce qui ne sera pas le cas cette fois à n’en pas douter. Dans une partie plutôt terne, William Carvalho, l’attaquant de Séville prêté par le Milan AC, fut l’une des rares satisfactions dans le onze de départ mis en place par Fernando Santos. Celui-ci a sélectionné néanmoins une équipe tenant la route et fortement capable de contrarier les nouveaux plans polonais dans une rencontre où les défenses pourraient prendre le pas sur les attaque.

La sélection portugaise : Gardiens : Beto (Goztepe), Claudio Ramos (Tondela), Rui Patricio (Wolverhampton), Défenseurs : Cédric Soares (Southampton), Joao Cancelo (Juventus), Kevin Rodrigues (Real Sociedad), Luis Neto (Zenit), Mario Rui (Naples), Pedro Mendes (Montpellier), Pepe (Besiktas), Ruden Dias (Benfica). Milieux : Bruno Fernandes (Sporting), Danilo Pereira (porto), Gedson Fernandes (Benfica), Pizzi (Benfica), Renato Sanches (Bayern Munich), Ruben Neves (Wolverhampton), Sergio Oliveira (Porto), William Carvalho (Séville), Attaquants : André Silva (Séville), Bernardo Silva (Manchester City), Bruma (Leipzig), Eder (Lokomotiv), Gonçalo Guedes (Valence), Helder Costa (Wolverhampton)

France - Islande

Parier4,00A. Griezmann marque le premier but du match

Le retour automnale des Bleus est fermement attendu, encore plus peut-être que celui de la fin de l’été et pour cause, en point de mire se profile la semaine prochaine un fameux duel face à l’Allemagne. Auparavant, il faudra en découdre à Guingamp en recevant l’Islande. A la vue des performances récentes des attaquants français notamment Mbappé et Griezmann, les Français devraient s’imposer aisément sans encaisser surement le moindre but et "Grizou" d'entrée ne pas manquer d'efficacité. Mode costaud enclenché.

Certains Bleus peuvent encore en effet prétendre au Ballon d’Or et il reste quelques matches pour marquer les esprits. Si les deux attaquants français postulent au titre suprême mais ont un rival de taille avec Modric, Varane n’a pas dit son dernier mot, lui qui a surnagé défensivement parlant en 2018 avec le Real alors que son équipe coule depuis septembre pourtant. Voilà une source de motivation supplémentaire à prendre en compte afin qu’aucun joueur français ne lâche l’affaire et se mette ainsi ventre à terre lors de tous leurs prochains duels à venir.

Avec les 23 désignés à l’occasion de ses deux matches, Didier Deschamps a envoyé des messages, sous-entendus ou non. Il a rappelé Dimitri Payet, dans l’extrême logique des choses après la blessure de Fekir face au PSG. Il a encore fermé la porte à Rabiot, écarté du Mondial pour avoir refusé d’être suppléant même si le sélectionneur a clairement mentionné qu’il ne prenait pas une position radicale sur ce sujet mais que ça n’avait pas de sens de le rappeler sitôt après son attitude. Titulaire 9 fois sur 10 avec le Barça et auteur de cinq buts, Ousmane Dembelé doit se méfier. Même avec un bon début de saison, il doit gagner en régularité et reste sous l’oeil de Didier Deschamps, lequel a appelé pour la première fois le lyonnais Tanguy Ndombele (à la place de Tolisso opéré des ligaments croisés) payant ses efforts, sa puissance, sa technique et son volume de jeu affichés depuis la début de la saison. Enfin, blessé à la cuisse, la capitaine emblématique des Bleus, Hugo Lloris effectue logiquement son retour parmi le groupe alors que Paul Pogba, pourtant en délicatesse à Manchester United, garde la confiance irréversible du sélectionneur.

Petite surprise, le retour en sélection, plus de deux ans après avoir raté l’Euro 2016 pour un contrôle antidopage positif pour lequel il a été blanchi, de Mamadou Sakho (défenseur central à Crystal Palace), l’ancien Parisien, n’a jamais fait une croix sur les Bleus et sa patience est enfin récompensée. Resté sur le quai suite à cette mésaventure avec un haut niveau qui ne faut pas de pitié et qui avait eu vite fait de le remplacer par l’adroit Samuel Umtiti, Sakho est pourtant un mini-héros national ; il ne faut en effet jamais oublier son improbable doublé un soir de novembre 2013 face à l’Ukraine, qualifiant à l’arraché les Bleus pour le Mondial 2014, une expérience qui fut essentiel quatre ans plus tard. Joueur au vécu certain et tellement revanchard, il peut apporter toute sa verve en cas de besoin sur la pelouse.

L’adversaire des Bleus ? D’autres Bleus, ayant du bleu à l’âme ... L’Islande, après avoir connu son heure de gloire et une première qualification à la coupe du Monde, y a échoué, malgré un nul face à l’Argentine, sur le déclin il faut l’avouer. Ainsi, depuis mars 2018, les Islandais n’ont plus gagné, enchainant sept défaites et deux nuls en neuf sorties, encaissant surtout 25 buts au cours de cette période. Le mal est fait et c’est donc en totale méforme psychologique que les Islandais, sans Bödvarsson ni Einar Gunnarsson, blessés, entrent méfiants dans l’Hexagone.

Le sélectionneur de l'Islande Erik Hamren a dévoilé sa liste sans les joueurs de Reading ni de Cardiff, laissant sous-entendre d’une équipe amoindrie où les espaces dans lesquels les attaquants français auront le loisir de s’engouffrer, seront nombreux, laissant la vivacité et la réussite actuelle d'Antoine Griezmann s’exprimer d’emblée. Il peut ainsi s’avérer être le premier buteur de ce match qui ne devrait pas manquer d'actions offensives ...

Les compositions probables :

France : Lloris, Sidibé, Varane, Kimbempe, Digne, Pogba, Kanté ou Nzonzi, Dembelé, Griezmann, Lemar, Giroud

Islande : Halldorsson, Saevarsson, Ingason, R. Sigurdsson, Skulason, Gudmunsson, Hallfredsson, Bjarnason, Gislason, G. Sigurdsson, Finnbogason

Belgique - Suisse

Parier2,65Belgique l’emporte 1-0, 2-0 ou 3-0

Ah les Belges ... A peine une demi-finale pas totalement digérée encore, qu’ils doivent jouer une première place du groupe B ainsi que celle qu’ils occupent en tête du classement de la FIFA, des exigences auxquelles ils peuvent toutefois répondre présents, le groupe présenté par Roberto Martinez tenant largement la route depuis cet été.

Les Diables Rouges, invaincus depuis un soir de septembre 2016 au King Baudouin Stadium de Bruxelles face à l’Espagne, attendent ainsi de pieds fermes leurs homologues Helvètes. Roberto Martinez a ainsi apporté quatre changements, dont trois défensifs dans sa sélection, à savoir, la première apparition de Brandon Mechel (FC Bruges), Dennis Praet, Jasons Denayer et Christian Kabasele y font ainsi quant à eux leur retour après une longue absence.

Après une belle troisième place à la coupe du Monde ponctuée par une ultime victoire un 14 juillet face à l’Angleterre, les Belges ont poursuivi sur leur lancée, écrasant l’Islande pour entamer cette Ligue des Nations. Pour confirmer, il leur faudra être fort dans les duels face à une équipe qui joue depuis longtemps ensemble et avant d’aller défier dans un 127ème derby des plats pays les Pays-Bas la semaine prochaine.

La sélection complète des Belges : Gardiens : Koen Casteels (Wolfsburg/All), Thibaut Courtois (Real Madrid/Esp), Simon Mignolet (Liverpool/Ang), Matz Sels (Starsbourg/Fra), Défenseurs : Toby Alderweireld (Tottenham/Ang), Dedryck Boyata (Celtic/Eco), Jason Denayer (Lyon/Fra), Christian Kabasele (Watford/Ang), Brandon Mechele (Club Bruges), Vincent Kompany (Manchester City/Ang), Thomas Vermaelen (FC Barcelone/Esp), Milieux : Yannick Carrasco (Dalian Yifang/Chn), Timothy Castagne (Atalanta/Ita), Nacer Chadli (Monaco/Fra), Marouane Fellaini (Manchester United/Ang), Thomas Meunier (PSG/Fra), Dennis Praet (Sampdoria/Ita), Youri Tielemans (Monaco/Fra), Hans Vanaken (Club Bruges), Axel Witsel (Dortmund/All), Attaquants : Michy Batshuayi (Valence/Esp), Eden Hazard (Chelsea/Ang), Thorgan Hazard (Mönchengladbach/All), Romelu Lukaku (Manchester United/Ang), Dries Mertens (Naples/Ita), Leandro Trossard (Genk).


Du côté des Suisses, deux forfaits ont été rapidement annoncés en début de semaine. Le sélectionneur helvète, Vladimir Petkovic, devra en effet se passer de Roman Bürki, le gardien du Borussia Dortmund et de Breel Embolo, l’attaquant de Schalke 04, l’un souffrant d’une douleur à l’aine, l’autre, touché à l’épaule, blessé la semaine dernière en Ligue des Champions à Moscou contre le Lokomotiv, sera remplacé par Renato Steffen, déjà buteur à deux reprises cette saison en Bundesliga avec Wolfsburg.

Après s’être imposée 6 à 0 contre l’Islande pour son premier match de Nations League, la Suisse a dû s’avouer vaincue avec les honneurs par le plus court des scores face à l’Angleterre, non sans avoir démérité loin s'en faut. Pour Vladimir Petkovic, il faut remporter la rencontre pour viser la première place du groupe et donc se montrer très offensif d’entrée de jeu, ce qui pourrait faire les affaires des Belges maîtrisant parfaitement les contres assassins. Si la Suisse n’ont perdu que trois de leurs 28 derniers matches, elle fera face à l’ogre Eden Hazard, en forme olympique actuellement et capable de déstabiliser à lui seule n’importe quelle défense. La Suisse a besoin de délivrer un vrai match référence mais en a-t-elle les moyens face à la génération toujours dorée des Belges ? Rien n’est moins sûr à l’évidence.

La sélection suisse : Gardiens: Yann Sommer (Borussia Mönchengladbach), David Von Ballmoos (Young Boys), Yvon Mvogo (RB Leipzig), Défenseurs: Manuel Akanji (Borussia Dortmund), Nico Elvedi (Borussia Mönchengladbach), Florent Hadergjonaj (Huddersfield Town), Timm Klose (Norwich City), Michael Lang (Borussia Mönchengladbach), François Moubandje (Toulouse), Ricardo Rodriguez (Milan), Fabian Schär (Newcastle United), Milieux et attaquants: Albian Ajeti (Basel), Christian Fassnacht (Young Boys), Edimilson Fernandes (Fiorentina), Remo Freuler (Atalanta Bergamo), Mario Gavranovic (Dinamo Zagreb), Haris Seferovic (Benfica Lissabon), Xherdan Shaqiri (Liverpool), Djibril Sow (Young Boys), Renato Steffen (Wolfsburg) Granit Xhaka (Arsenal), Denis Zakaria (Borussia Mönchengladbach), Steven Zuber (Hoffenheim).

Dès lors, une victoire belge sera à approfondir tout en conservant les cages vierges d’un Thibaut Courtois toujours au sommet de son art, sans pour autant que le score n’atteigne à l'évidence des sommets.

Croatie - Angleterre

Parier2,95Match nul

Croatie – Angleterre où la revanche de la demi-finale de la coupe du Monde, ni plus ni moins sauf que cette fois, ce duel sera disputé à huis clos. En effet, à cause d’une croix gammée visible sur la pelouse de Split lors du match face à l’Italie en juin 2015, cette sanction infligée par l’UEFA est la suite logique de l'affaire alors qu’un point avait déjà été retiré à la Croatie à l’époque. Ce silence dans les tribunes pourrait jouer en faveur des Anglais au sein d’une rencontre pour autant encore une fois très équilibrée.

Après la déculottée infligée par l’Espagne, les Croates ont prouvé qu’ils seraient bien difficile de gérer l'euphorie, d’assumer son statut et de reconstruire un groupe solide et viable, pas évident ... Car si l’enthousiasme est palpable encore au pays après la finale de la coupe du Monde, le football croate n’est pas entouré de Bisounours malheureusement, les chants et saluts pronazis restent légion hors et dans les enceintes sportives et ils gangrènent d’autres affaires plus ou moins douteuses ... Sur le terrain sportif, alors que dans l’équipe plusieurs cadres ont quitté la sélections, le gardien de but Danijel Subasic, le buteur Mario Mandzukic et le défenseur Vedran Corluka, le sélectionneur Zlatko Dalic et ses sbires font donc face à la pente descendante après avoir tutoyé les sommets.

Avec comme objectif avoué d’être réellement prêt pour l’Euro 2020, et non pour cette Ligue des Nations, la Croatie compte amener sur le devant de la scène des jeunes joueurs ou d’autres plus anciens mais n’ayant pas joué les premiers rôles récemment. En un mot comme en cent, la reconstruction a été actée et les milieux Marko Rog (Naples), Mateo Kovacic (Chelsea) et Mario Pasalic (Bergame) et les attaquants Marko Pjaca (Fiorentina), Ivan Santini (Anderlecht) et Marko Livaja (Athènes) en sont les premières ébauches visibles. Leur forme actuelle est une promesse de progression et de nouvelle énergie à inculquer au groupe.

Toutefois, Lovre Kalinic a quitté l'équipe nationale croate. Le gardien de but de La Gantoise a été remplacé par Simon Sluga (Rijeka). Le goal titulaire s’est en effet blessé au mollet dimanche lors du match de championnat perdu 1-5 contre Genk. Outre Kalinic, quatre autres Croates ont déclaré forfait: Sime Vrsaljko (Inter), Marcelo Brozovic (Inter), Duje Cop (Valladolid) et Borna Barisic (Rangers) ne seront pas là pour cette réception de luxe. Dalic a été ainsi amené à faire appel au défenseur Karlo Bartolec (Nordsjaelland) pour compléter son effectif.

Le groupe croate : Kalinic, Livakovic, Letica - Vida, LOvren, Vrsaljko, Pivaric, Jedvaj, Mitrovic, Barisic, Milic - Modric, Rakitic, Kovacic, Badelj, Brozovic, Rog, Pasalic, Bradaric - Perisic, Kramaric, Rebic, Pjaca, Cop, Santini, Livaja

Les Anglais, quant à eux, seront également privés de Luke Shaw. Le défenseur de Manchester United, comme en septembre, ne sera pas de la partie, remplacé au pied levé par Ben Chilwell (Leicester). En se rendant en Croatie dans le cadre de cette troisième journée de la Ligue des Nations, les Three Lions pensent également préparer au mieux le match du 15 octobre prochain qui les attend face à l’Espagne.

Pour ces deux duels de haute volée, Gareth Southgate a retenu quatre jeunes pousses en piochant notamment au sein de la Championship et des centres de formation des cadors, afin de pallier notamment à des absences ou des méformes (Ruben Loftus-Cheek et Adam Lallana) du clan anglais. Ainsi, auteur de bons matches avec le Borussia Dortmund, Jadon Sancho (18 ans) fêtera sa première sélection, tout comme Mason Mount (19 ans - joueur du Derby County de Frank Lampard et prêté par Chelsea). James Maddison (21 ans, Leicester) et Nathaniel Chalobah (23 ans, Watford) effectueront également leur première alors que Jesse Lingard, Adam Lallana, Fabian Delph et Dele Alli sont blessés.

Les retenus anglais : Gardiens : Marcus Bettinelli (Fulham), Jack Butland (Stoke City), Alex McCarthy (Southampton), Jordan Pickford (Everton), Défenseurs : Trent Alexander-Arnold (Liverpool), Joe Gomez (Liverpool), Harry Maguire (Leicester ), Danny Rose (Tottenham), Luke Shaw (Manchester United), John Stones (Manchester City), James Tarkowski (Burnley), Kieran Trippier (Tottenham), Kyle Walker (Manchester City), Milieux : Ross Barkley (Chelsea), Nathaniel Chalobah (Watford), Eric Dier (Tottenham), Jordan Henderson (Liverpool), Mason Mount (Derby County/D2), Harry Winks (Tottenham), Attaquants : Harry Kane (Tottenham), James Maddison (Leicester), Marcus Rashford (Manchester United), Jadon Sancho (Borussia Dortmund/ALL), Raheem Sterling (Manchester City), Danny Welbeck (Arsenal).

Ainsi donc, à la vue de ces deux nations aux effectifs si ce n’est surprenant, tout au moins remodelés par la force des choses, la partie pourrait ne pas s’envoler en intensité, tests de chaque côté aidant et ainsi se terminer comme elle a commencé au premier coup de sifflet.

Pays-Bas - Allemagne

Parier2,00Allemagne gagne

Après avoir obtenu l’organisation du 17ème championnat d’Europe de football où 24 nations seront qualifiées pour la phase finale et où 51 rencontres seront disputées dans dix stades, l’Allemagne tente de se remettre de cette coupe du Monde qu’elle aimerait déjà effacer des mémoires. Compliqué ... Pour autant, début septembre, la Mannschaft a montré qu’elle avait du répondant en effectuant un très bon 0/0 face au champion du Monde sortant, tirant deux fois plus sur le but que les Bleus ce soir-là.

Trois jours plus tard, cette sortie fut confirmée face à des Péruviens toujours à redouter désormais, et une victoire logique, même si elle mettait du temps à se dessiner, venait conclure ce bon mois de septembre allemand. Pour les sorties de l’automne toutefois, la formation de Joachim Low devra se passer des services de Marco Reus. Le buteur fer de lance de l’attaque du Borussia Dortmund actuellement est en effet en souffrance avec son genou. Ce n’est pas le seul cadre à faire défaut puisque Ilkay Gündogan s’est blessé à la cuisse en Ligue des Champions avec le Bayern de Munich. Le défenseur des Blues de Chelsea Antonio Rudiger sera également forfait, tout comme le prometteur milieu de terrain Kai Havetz et l’avant-centre de Fribourg, Nils Petersen. Enfin, deux joueurs n'ont pas pris part à l'entraînement de mardi dernier à savoir le gardien de Francfort Kevin Trapp et le latéral Jonas Hector.

Alors que la colonne vertébrale du Bayern sera quant à elle bien présente, son efficacité et son état psychologique (quatre matches de suite sans succès des Bavarois) peuvent poser des problèmes. Il est pourtant crucial voire vital, notamment pour le sélectionneur allemand, que la Mannschaft réussisse deux matches de très haut niveau. Après un été raté, il faut dire que le coach des champions du Monde 2014 reste sur la sellette et qu’une autre contre-performance pourrait bien mettre en route le siège éjectable. Une motivation de chaque instant sera donc demandée aux joueurs ayant cette fois pour une fois la pression d’un résultat et d’un fond de jeu à démontrer.

La liste allemande : Gardiens : Manuel Neuer (Bayern Munich), Marc-André ter Stegen (FC Barcelone), Kevin Trapp (Eintracht Francfort), Défenseurs : Jerome Boateng (Bayern Munich), Matthias Ginter (Borussia Moenchengladbach), Jonas Hector (FC Cologne), Mats Hummels (Bayern Munich), Thilo Kehrer (PSG), Antonio Rüdiger (Chelsea FC), Nico Schulz (TSG Hoffenheim), Niklas Süle (Bayern Munich), Milieux/attaquants: Julian Brandt (Bayer Leverkusen), Julian Draxler (PSG), Joshua Kimmich (Bayern Munich), Leon Goretzka (Bayern Munich), Kai Havertz (Bayer Leverkusen), Leroy Sané (Manchester City), Mark Uth (Schalke 04), Marco Reus (Borussia Dortmund), Sebastian Rudy (Schalke 04), Toni Kroos (Real Madrid), Thomas Müller (Bayern Munich), Timo Werner (RB Leipzig.

Du côté des Hollandais, si tout n’est pas encore coloré, le match abouti malgré la défaite face aux Français (7 tirs à 14 pour les Bleus) le mois dernier a redonné du baume au coeur à Ronald Koeman et les siens. Celui-ci devra néanmoins se passer de Davy Pröpper, touché à un pied avec Brighton le week-end dernier, le milieu de 27 ans a déclaré forfait. Avec quatre nouveaux sélectionnés, Arnaut Groeneveld (Bruges), Steven Bergwijn, Denzel Dumfries et Pablo Rosario (PSV) et aussi Memphis Depay mais sans Kenny Tete, le sélectionneur des Oranje montre que la reconstruction reste toujours d’actualité, sans chercher forcément les résultats purs à tout prix loin s'en faut.

Les sélectionnés hollandais : Gardiens : Bizot, Cillessen, Zoet, Défenseurs : Van Aanholt, Ake, Blind, Van Dijk, Dumfries, Hateboer, De Ligt, De Vrij, Van de Beek, Milieu : De Jong, Propper, De Roon, Roasario, Strootman, Vilenha, Wijnaldum, Attaquants : Babel, Bergwijn, Groeneveld, L. De Jong, Memphis Depay, Promes.

Dès lors, la victoire allemande semble bien plus essentielle que celle des Hollandais, bien plus à la recherche d’un schéma de jeu sur le long terme que de résultats effectifs récents et la motivation qui en découlera devrait ainsi assurément jouer en faveur de la candidature de la Mannschaft.